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présentation des glacières et des hommes évolution
glacière de St-George: surexploitation
tardiglaciaire
postglaciaire
cause
st-george
bilan
conclusion
Après de nombreux millénaires d’évolution naturelle, la glacière de Saint-George subit l’ influence de la présence humaine à proximité. Elle attire l’attention des villageois et de petites entreprises régionales dès la fin du XVIIIème siècle pour son précieux contenu. On vient y tailler la glace pour subvenir aux besoins des aubergistes, des distilleries, des hôpitaux et de quelques riches habitants de la région lémanique.

L’exploitation débute probablement vers 1797 (PICTET 1822) et se prolonge activement jusqu’au milieu du XIXème. Elle continue de manière plus sporadique durant le dernier tiers du XIXème et prend définitivement un terme au début du XXème siècle suite à la généralisation des armoires frigorifiques et à la fabrication de glace industrielle.

Durant sa plus forte activité, l’extraction était de l’ordre de 70 tonnes par an (BROWNE 1865, BARON 1969), soit de 25 cm/an sur l’ensemble du plancher exploitable (environ un pied cube de l’époque). Largement supérieure au renouvellement naturel, elle conduit à un abaissement drastique du plancher comme l’attestent les différentes sources.

En 1822, le plancher se situe à - 11 mètres environ (27 pieds et 18 pouces) et deux échelles ayant au total 46 échelons sont nécessaires pour descendre au fond du gouffre (PICTET 1822). En 1857, ce même plancher se situe à -20 mètres (THURY 1861). Il diminue donc de 9 mètres en 35 ans, doublant la taille de la caverne.

Entre 1857 et 1864, le plancher continue à diminuer, probablement de 1 à 2 mètres puisque l’exploitation est de la même intensité (BROWNE 1865).

On ne connaît malheureusement ni la hauteur de la glace en 1797, ni même l’ampleur de l’extraction au tout début de son exploitation. A supposer qu’elle soit identique à celle de la période 1822-1864, le plancher serait situé à - 5 mètres de la surface, soit quelque 16 à 17 mètres plus hauts qu’en 1864.

Les conditions climatiques de l’époque étaient-elles compatibles avec cette estimation ? On peut toutefois supposer que le plancher devait se localiser entre ces deux valeurs (-11 et –5m), vers –8 mètres de la surface environ.

Les déboisements occasionnés à proximité de la caverne participent également à la fusion accélérée de la glacière durant l’été, selon le témoignage de certains villageois (THURY 1861), au point que les orifices furent recouverts de branchages pour limiter l’intrusion des rayons du soleil (PICTET 1822, BROWNE 1865).
Toutefois, l’influence réelle des déboisements a probablement été surévaluée par une population locale, soucieuse de l’état de santé de la glacière en raison de son importance économique. De plus, les coupes de bois peuvent également exercer une action bénéfique durant la période hivernale puisqu’elles libèrent l’entrée des orifices, augmentant l’accumulation de neige au fond du gouffre (BRULHART 1998).

méthode surexploitation régression
  convalescence stabilisation
     

 
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