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présentation des glacières et des hommes évolution
reconstitution des stades glaciaires
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postglaciaire
cause
st-george
bilan
conclusion

Reconstituer les stades glaciaires des glaces souterraines est souvent problématique:

- Les fluctuations des glaces souterraines, qu'elles soient annuelles ou mesurées sur quelques décennies, sont beaucoup plus faibles que celles des glaciers alpins, de l’ordre de quelques décimètres à quelques mètres en moyenne dans les glacières jurassiennes. Seules les plus importantes d’entres elles sont donc mesurables.

- Si les fluctuations sont de faible ampleur, elles sont également insuffisantes pour laisser des traces sédimentaires ou morphologiques significatives, susceptibles d’être traduites en progression ou en régression de la masse de glace.
Rares sont les glacières jurassiennes qui parviennent à déposer une moraine de retrait car elles transportent uniquement quelques fragments rocheux ainsi que des détritus organiques; lorsqu'une moraine se forme grâce à un apport abondant  de blocs issus des parois de la cavernes, elle est rapidement disséminée par les eaux de fonte. Quant à l’action érosive de la masse de glace, qu'elle soit chimique (corrosion) ou mécanique (abrasion, gélifraction), son interprétation ne permet guère de supposer des stades glaciaires claires et précis car elle ne se limite pas aux seules assises rocheuses mais s’exercent dans la cavité toute entière, froide et chargée d’humidité.

- La masse de glace se renouvelle toujours au bout d'un certain nombre d'années, et cela d’autant plus vite que son volume initial est faible. Dans le Jura, les plus vieilles strates de glace ont généralement quelques dizaines, voire une centaine d’année pour les plus importantes d’entre elles (STETTLER 1971). Autant dire que le prélèvement d’une carotte de glace et son analyse ne permettrait pas de remonter au-delà de la fin du XIXème siècle.

- Les glacières ont rarement fait l’objet d’études systématiques durant les siècles passés (manque d’intérêt auprès des chercheurs, difficultés d’accès, etc) limitant de ce fait le nombre de documents historiques à disposition (mensurations, croquis, photographies, etc). C’est néanmoins sur la base de sources historiques que nous aborderons les fluctuations des glaces souterraines au sein de la glacière de Saint-George.


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