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présentation des glacières et des hommes évolution

désobstructions


tardiglaciaire
postglaciaire
cause
st-george
bilan
conclusion

Les glacières occupent toujours des cavités anormalement froides. L'établissement d'un tel microclimat dépend étroitement des caractéristiques de la cavité (poches à air froid, tubes à vent). Si ces caractéristiques sont modifiées, naturellement ou artificiellement, une intrusion d'air trop chaud peut soudainement provoquer la fonte de la glace.

Désobstruction

Les spéléologues ont modifié le microclimat de certaines glacières en désobstruant des conduits bouchés et en permettant à des courants d'air plus chauds de s'établir ou de se renforcer.

L'abîme du Creux-Percé

Située en Bourgogne, cette glacière a été pendant longtemps la plus basse d'Europe occidentale (475 mètres). Une première description est réalisée par MARTEL (1894). Il mentionne la présence de glace et de neige pérenne dès la profondeur de 30 mètres environ jusqu'au fond du gouffre (-50 m). En 1950, la glace occupe toujours le fond du puits d'après un habitant du village. Puis dans les années 80, une régression importante est observée. Elle est liée en grande partie à une désobstruction de puits aveugles (DELANCE 1989). L'intrusion d'air est suffisante pour élever légèrement les températures et condamner la glacière. En 1995, il n'y avait plus aucune trace de glace (SESIANO 1996).

Plan et coupe de l'abîme du Creux-Percé (MARTEL 1894)

Le glacier des grottes de Naye

Dans les Préalpes vaudoises, le petit glacier des grottes de Naye a disparu pour des raisons similaires. Il ne s'agit pas d'un glacier à proprement parler, mais d'une glacière à glace de névé. En 1893 un passage fut élargi à la dynamite et permit l'établissement d'un courant d'air. La glacière régressa progressivement depuis cet incident. Un demi-siècle plus tard, elle avait pratiquement disparu. Aujourd'hui, il n'y a plus aucune trace de glace pérenne (SESIANO 1996).

 

Plus subtilement, la glace en régression peut également favoriser l'arrivée d'air plus chaud, qu'elle avait soigneusement réduit auparavant. Sous conditions climatiques propices, de fortes chutes de neige peuvent boucher d'éventuels conduits, réduire l'arrivée d'air, créer un piège à air froid et permettre le développement d'une glacière. Mais si la glace se retire et libère une partie des fissures, le rétablissement des courants d'air accélère d'autant plus vite la fusion de la glace. C'est ainsi qu'à Druchaux, un passage créé par des spéléologues favorise l'intrusion d'air ascendant plus chaud, réchauffé au fond de la cavité. A Saint-Livres également, le front du glacier souterrain qui régresse peu à peu du plancher, principalement sous l'effet du réchauffement climatique augmente l'arrivée de courants d'air ascendants, et par effet boule de neige, accentue d'autant plus vite le retrait de la glacière.

autres facteurs de régression


climat bâchage surexploitation
inondations désobstructions tourisme
déboisements effondrements  

 

 
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